Artisans et professionnels certifiés RGE, de quoi parle-t-on ?

15 Jul. 2021
Un artisan RGE travaillant sur une nourrice

C’est en 2011 que le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) a été créé. Cela permet aux particuliers ayant comme projet de faire réaliser des travaux permettant des économies d’énergie de trouver des professionnels qualifiés dont les compétences sont reconnues.
Depuis le 1er juillet 2014, et la mise en application du principe d’écoconditionnalité, la plupart des aides de l’État, des collectivités territoriales comme les déductions fiscales accordées aux particuliers souhaitant faire réaliser des travaux en vue d’améliorer l’efficacité énergétique de leur logement, sont conditionnées au fait de faire appel à des artisans, des professionnels et des entreprises détenteurs du label RGE.

Qu’est-ce exactement que le label RGE ?

Quand un professionnel met en avant le fait qu’il est détenteur du label RGE, cela implique que ses qualités professionnelles sont reconnues par l’État, qu’il a suivi une formation spécifique pour monter en compétences et surtout qu’il respecte une charte de qualité très exigeante définie par les autorités de tutelles.

Pour les particuliers, c’est la garantie de faire appel à un artisan, une entreprise au savoir-faire irréprochable en matière d’amélioration ou de rénovation énergétique. En fonction de la nature des travaux auxquels un professionnel serait à même de répondre, cinq types de certifications RGE ont été mis en place pour couvrir tout le champ des possibles en la matière.

  • La certification RGE Qualibat qui couvre les travaux en rapport avec l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables ;
  • La certification RGE Qualifelec qui, vous l’aurez deviné, concerne, toujours en lien avec l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, les travaux électriques ;
  • La certification RGE Certibat pour les travaux de rénovation énergétique globale ;
  • La certification RGE Qualit’Enr qui est en lien avec toutes les installations d’équipements valorisant les énergies renouvelables réparties en 4 qualifications spécifiques :
    • Qualisol pour les installateurs solaire thermique,
    • QualiPV pour les instalateurs d’équipements photovoltaïques,
    • Qualibois pour les instalateurs bois énergie,
    • Qualipac pour les professionnels des pompes à chaleur ;
  • La certification Cequami dédiée aux travaux de performance énergétique.

Il est important de savoir que chacune de ces certifications est indépendante, un artisan peut très bien être qualifié pour l’une, mais pas pour une autre. Ce dernier aura donc à faire une demande spécifique pour chacune d’entre elles.

La certification RGE est accordée pour une durée limitée dans le temps : 4 ans. Au-delà, une nouvelle procédure de certification devra être initiée par le professionnel. Cela l’oblige à entretenir et développer ses compétences dans les domaines des énergies renouvelables et des performances énergétiques.

 

Pourquoi faire appel à un professionnel certifié RGE ?

Nous l’avons déjà abordé un peu plus haut, pour être sûrs, déjà, que le professionnel sollicité dans le cadre d’un projet de travaux de rénovation énergétique a bien toutes les compétences techniques pour y répondre. Mais aussi un savoir-être auprès de ses clients irréprochable. L’important, aussi, ici, est que le professionnel en question propose la solution la plus efficiente dans le cadre du projet et qu’il possède toute la rigueur professionnelle pour la mener à bien dans les règles de l’art fixées par les pouvoirs publics.

De plus, beaucoup d’aides mises en place tant par l’État que par les collectivités locales sont, aujourd’hui, assujetties à la sélection d’artisans, de professionnels et d’entreprises titulaires du label RGE.

Difficile de les citer toutes, mais voici les principales :

  • MaprimeRénov’ ;

MaPrimeRénov’, le dispositif qui a remplacé le crédit d’impôt pour la transition écologique (CITE) et qui permet d’obtenir une aide financière, mais aussi un accompagnement personnalisé tout au long de la réalisation de ses travaux.

  • L’écoprêt à taux zéro ;

Le prêt, accordé par les banques qui ont signé une convention avec l’État, et qui doit concerner une résidence principale, maison individuelle ou appartement. Les montants possiblement alloués sont de 20 000€ pour deux travaux et 30 000€ pour trois avec une durée de remboursement entre 10 et 15 ans.

  • L’aide de l’ANAH ;

L’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) peut vous allouer sous certaines conditions une aide pouvant aller de 1600€ à 15000€.

  • La prime d’énergie ;

Même si l’initiative de ces primes est bien gouvernementale, ce sont les acteurs producteurs et distributeurs d’énergie qui en sont les financeurs sur la base du pollueur/payeur. On peut citer Total énergie ou encore Engie

  • Un taux de TVA réduit de 5.5 % ;

Certains travaux, comme l’installation d’une pompe à chaleur, peuvent bénéficier de l’application du taux de TVA réduit de 5.5 % pour les fournitures et la main d’œuvre. Il suffit de se renseigner auprès du service des impôts dont dépend le bien concerné.

Vous savez désormais tout ce qu’il est important de savoir sur le label RGE. Ce qu’il faut surtout en retenir c’est son importance, pour le professionnel qui en est titulaire, comme critère de différenciation en termes de compétences par rapport à d’autres acteurs non titulaires de celui-ci. Pour les particuliers c’est non seulement le fait de limiter grandement les risques liés au choix d’un artisan ou d’une entreprise qui n’aurait pas les compétences techniques ad hoc pour mener à bien un chantier de rénovation énergétique et aussi (surtout) la certitude de pouvoir obtenir les aides alloués par l’état, les collectivités et les entreprises dans le cadre de la réalisation de ce type de travaux.